Vous souhaitez obtenir les dimensions exactes d’une frégate militaire de classe Oliver Hazard Perry et comprendre leurs implications pour le port d’Ashland ? Ce contenu vous livre des mesures certifiées, des spécificités techniques et un aperçu des impacts concrets sur la navigation et la gestion portuaire locale.
Origines et philosophie de la classe Oliver Hazard Perry
Dans les années 1970, l’US Navy souhaitait remplacer ses anciens destroyers tout en maîtrisant une enveloppe budgétaire serrée. Les frégates Oliver Hazard Perry ont été conçues pour répondre avec polyvalence aux exigences de l’escorte, à la lutte anti-sous-marine et à la flexibilité opérationnelle, le tout sans compromis financier superflu. Ce choix d’une construction modulaire et standardisée a permis d’accélérer la production et de simplifier l’entretien, avec des composants comme les turbines LM2500 et les systèmes d’armement Mk13 largement répandus. Leur architecture illustre un équilibre entre robustesse, agilité et adaptation rapide aux besoins des flottes.
Dimensions détaillées de la classe Oliver Hazard Perry

La frégate Oliver Hazard Perry existe en deux versions : Short Hull et Long Hull. Les dimensions, certifiées par les registres navals, diffèrent légèrement selon le modèle :
| Caractéristique | Short Hull | Long Hull |
|---|---|---|
| Longueur totale | 136 m (445 ft) | 138 m (453 ft) |
| Longueur à la ligne de flottaison | 124 m (408 ft) | 126 m (413 ft) |
| Largeur | 13,7 m (45 ft) | 13,7 m (45 ft) |
| Tirant d’eau | 6,7–7,5 m (22–24,5 ft) | 6,7–7,5 m (22–24,5 ft) |
| Déplacement (chargé) | 3800–4100 tonnes | 4100–4300 tonnes |
Ces spécificités facilitent l’accueil dans des ports comme Ashland, où la profondeur varie entre 8 et 12 mètres, à condition de veiller à l’entretien du chenal. Le tirant d’eau maîtrisé limite les besoins en dragage et assure une bonne manœuvrabilité, même lors d’événements nautiques ou d’escales prolongées.
Caractéristiques techniques essentielles
- Propulsion : 2 turbines à gaz LM2500 produisant environ 41 000 chevaux.
- Vitesse maximale : 29 nœuds (54 km/h), adaptée aux missions côtières et océaniques.
- Autonomie : près de 8 300 km à 18 nœuds, permettant des traversées longues sans ravitaillement fréquent.
- Équipage réduit : environ 200 personnes, grâce à une automatisation poussée.
- Hélice unique (au lieu de deux sur d’autres classes), simplifiant la maintenance et réduisant les risques mécaniques.
Leur design compact maximise la solidité tout en facilitant la navigation en eaux resserrées. Les modules techniques privilégient l’interopérabilité et l’évolution rapide, avec des modernisations encore possibles plusieurs décennies après leur mise en service.
Armement et équipements défensifs

- Canon de 76 mm Mk75, portée de 16 km.
- Lance-missiles Mk13 pour missiles SM-1MR (défense aérienne) et Harpoon (anti-navires).
- Lance-torpilles Mk32 avec torpilles Mk46 (spécialisation anti-sous-marine).
- Système Phalanx CIWS : protection rapprochée contre les missiles.
- Variante Long Hull : hangar embarqué pour hélicoptères SH-60 Seahawk, renforçant la lutte anti-sous-marine et la reconnaissance.
La configuration d’armement, pensée pour la souplesse et la sécurité, permet un déploiement varié : escorte de convois, interventions littorales et océaniques, défense multi-niveaux.
Parcours opérationnel et rayonnement international
Mises en service dès 1977 dans la flotte américaine, ces frégates ont participé à la protection de convois, la sécurisation côtière et l’intégration dans des groupes amphibies. Elles ont aussi été transférées vers des marines étrangères (Australie, Turquie, Taïwan, Chili, Égypte), souvent après modernisation des systèmes électroniques ou armements.
| Variant | Entrée en service | Retrait US Navy | Opérateurs étrangers |
|---|---|---|---|
| FFG-7 (Short Hull) | 1977 | 1997–2004 | Australie, Turquie |
| FFG-8+ (Long Hull) | 1982 | 2000–2015 | Chili, Taïwan, Égypte |
L’adaptabilité technique des Perry a été prouvée sur divers théâtres d’opération, chaque pays optimise sa flotte selon ses besoins : amélioration de la lutte anti-sous-marine, renforcement électronique, capacités de surveillance accrues.
Comparatif avec d’autres classes militaires
Les destroyers Arleigh Burke (155 m) et les frégates européennes FREMM (142 m) proposent des armements plus sophistiqués et des systèmes multirôles mais requièrent des infrastructures de port bien plus lourdes, ce qui limite leur polyvalence locale.
La Perry, plus compacte et économiquement raisonnable, s’adapte aisément à un port comme Ashland. Sa modularité technique et ses besoins logistiques moins contraignants en font une référence pour la région.
Accueil d’une Oliver Hazard Perry à Ashland : points de vigilance
- Vérifier la profondeur du bassin principal (minimum 8 m requis), surtout si la sédimentation évolue.
- Renforcer les structures portuaires si l’accueil de la frégate devient régulier (défenses portuaires, bollards).
- Valoriser l’escale via des événements portuaires et partenariats, avec un retentissement pour l’image d’Ashland et l’identité maritime locale.
Un accueil bien préparé peut donner à Ashland une visibilité et dynamiser les échanges nautiques avec des retombées concrètes pour l’économie locale.
- Mise à jour régulière des conditions d’amarrage recommandée.
- Pensez à consulter les sources officielles du port pour suivre l’évolution des infrastructures et pratiques d’accueil : Service Historique de la Marine (France), Naval Vessel Register (US), sites des marines partenaires.
Les dimensions certifiées, les spécificités techniques et l’expérience internationale des Perry illustrent la capacité d’un port comme Ashland à recevoir des navires militaires tout en respectant les impératifs locaux. Ces données constituent une base fiable pour tout plaisancier ou professionnel soucieux de préparer l’accueil d’une unité de passage ou d’anticiper les adaptations logistiques nécessaires.
Quelle contrainte technique vous semble la plus déterminante pour accueillir un navire de cette taille dans un port régional ? Partagez votre expérience de navigation ou vos observations dans les commentaires afin d’enrichir notre veille pratique communautaire.
Si ce contenu vous est utile, transmettez-le à votre réseau ou aux marins de votre club : la préparation locale, c’est d’abord l’échange d’informations concrètes.
Quels aspects de la gestion portuaire aimeriez-vous voir approfondis ici ? Proposez vos pistes d’amélioration ou vos besoins spécifiques pour contribuer à l’agenda nautique du littoral Ashland.
Synthèse actualisée – admin (2024).


